Outil gratuit
Entrez un prix d'achat et un prix de vente. Vous obtenez la marge, le taux de marge, le taux de marque et le coefficient multiplicateur, côte à côte. Sans compte, sans inscription.
Vendez à 140,00 € HT, soit 168,00 € TTC.
Un fournisseur vous propose un article à 100 € HT. Vous le revendez 150 € HT. Quelle est votre marge ? Cinquante euros, tout le monde est d'accord. Mais quand vous annoncez « je fais 50 % de marge », votre comptable, lui, écrira 33,3 %. Aucun des deux ne se trompe.
Le taux de margerapporte les 50 € au prix d'achat : 50/100, soit 50 %. Le taux de marqueles rapporte au prix de vente : 50/150, soit 33,3 %. Même euro, deux bases. Le premier est le réflexe de l'acheteur, qui part de ce qu'il a payé. Le second est celui du gestionnaire, qui part de ce qu'il a encaissé, parce que c'est le chiffre d'affaires qui figure au compte de résultat.
La confusion devient chère au moment de fixer un prix. Si on vous demande 40 % et que vous appliquez la mauvaise formule, l'écart n'est pas marginal : sur un achat à 100 €, viser 40 % de marge donne un prix de 140 €, viser 40 % de marque donne 166,67 €. Vingt-sept euros par unité, soit près d'un cinquième du prix, sur une simple ambiguïté de vocabulaire.
Dans le commerce de détail et la distribution, on raisonne rarement en pourcentage. On applique un coefficient : le nombre par lequel multiplier le prix d'achat HT pour obtenir le prix de vente TTC. Un coefficient de 2,4 sur un achat à 100 € met l'article à 240 € en rayon.
Son mérite est la vitesse. Devant un fournisseur, avec un catalogue et trois minutes, multiplier par 2,4 se fait de tête là où un taux de marque demande une division. Son défaut est qu'il mélange la TVA au calcul : deux articles au même coefficient mais à des taux de TVA différents ne laissent pas la même marge réelle. C'est pour cette raison que l'outil affiche le coefficient et les deux taux, plutôt que de vous laisser choisir votre camp.
Elle ne dit rien de votre rentabilité, et c'est la limite la plus importante à garder en tête. La marge commerciale ne couvre que l'écart entre ce que vous achetez et ce que vous vendez. Vos loyers, vos salaires, vos assurances, votre logiciel de caisse : rien de tout cela n'y figure.
Une entreprise peut afficher 45 % de taux de marque et perdre de l'argent, simplement parce que le volume ne suffit pas à absorber les frais fixes. L'indicateur qui répond à cette question est le seuil de rentabilité, et il se calcule sur l'année, pas sur l'article.
Deuxième limite : le prix d'achat que vous saisissez ici est celui de la facture fournisseur. Il ignore les frais d'approche — transport, douane, emballage, casse — qui peuvent représenter plusieurs points. Si votre activité supporte ces coûts, entrez un coût de revientplutôt qu'un prix d'achat, et les taux affichés deviendront honnêtes.
Le taux de marge rapporte la marge au prix d'achat, le taux de marque la rapporte au prix de vente. Acheter 100 et vendre 150 donne 50 % de taux de marge mais 33,3 % de taux de marque. C'est le même euro de marge, lu sur deux bases différentes. La confusion coûte cher : appliquer un objectif de 40 % en croyant qu'il s'agit de l'un alors qu'on vous parle de l'autre, c'est se tromper d'un tiers sur son prix.
Le taux de marque, presque toujours. C'est celui qui apparaît dans un compte de résultat, parce qu'il se rapporte au chiffre d'affaires. Le taux de marge, lui, est le réflexe des acheteurs et des commerçants : il part du coût. Quand un objectif de rentabilité vous est donné sans précision, demandez lequel des deux.
C'est le nombre par lequel multiplier votre prix d'achat HT pour obtenir votre prix de vente TTC. Un coefficient de 2,4 sur un achat à 100 € donne 240 € TTC en rayon. Les métiers du négoce raisonnent souvent ainsi parce que c'est le calcul le plus rapide à faire de tête devant un fournisseur.
La marge commerciale ne dit rien de votre rentabilité. Elle ne couvre que l'écart entre achat et vente : ni vos loyers, ni vos salaires, ni vos charges. Une marge de 40 % peut laisser une perte si vos frais fixes dépassent la marge totale dégagée sur l'année. Le seuil de rentabilité se calcule à part.
Non, et c'est une limite mathématique, pas une opinion. Le taux de marque rapporte la marge au prix de vente : atteindre 100 % supposerait un prix d'achat nul. C'est pour cette raison que l'outil refuse de calculer un prix cible au-delà de 99,9 % au lieu d'afficher un nombre absurde.
Le sens du calcul dépend du taux visé, et c'est là que l'erreur se glisse. Pour un taux de marge, on multiplie le prix d'achat par (1 + taux). Pour un taux de marque, on divise le prix d'achat par (1 − taux). Le simulateur ci-dessus fait les deux et affiche le prix HT et TTC à pratiquer.
Calculer une marge sur un article prend dix secondes. Le problème arrive à l'échelle : quelques centaines de références, des prix fournisseurs qui bougent, des remises par volume, et personne pour vérifier ligne à ligne quelles références sont passées sous le seuil. C'est le moment où un tableur cesse de suffire, et où un outil qui lit vos factures d'achat et vos ventes signale tout seul les articles à reprendre devient rentable. Pendant que vous y êtes, vérifiez aussi ce que vos factures impayées vous doivent : c'est une marge déjà réalisée que vous n'avez pas encaissée.
Chaque règle appliquée par cet outil renvoie à un texte public que vous pouvez lire. Sources contrôlées le 31/08/2026.
Ce diagnostic est fourni à titre informatif. Il ne remplace ni un conseil professionnel, ni une vérification par l'organisme compétent.
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