Outil gratuit

Les mentions obligatoires de VOS factures

Les listes qu'on trouve en ligne mélangent vingt mentions dont la moitié ne vous concerne pas. Répondez à quatre questions, obtenez la vôtre, chaque ligne portant le texte qui l'exige.

Vous facturez
Votre régime de TVA
Deux cas particuliers
17

mentions obligatoires dans votre cas

sur 22 au référentiel complet, dont 2 qui découlent directement de vos réponses

  1. Numéro de facture

    Un numéro unique, basé sur une séquence chronologique continue et sans trou. Les séquences par année ou par client sont admises si chacune reste continue.

    CGI ann. II, art. 242 nonies A, 2°

  2. Date d'émission

    La date à laquelle la facture est établie.

    CGI ann. II, art. 242 nonies A, 1°

  3. Votre identité complète

    Dénomination sociale ou nom et prénom, adresse du siège, et forme juridique avec le capital social si vous êtes en société.

    CGI ann. II, art. 242 nonies A, 3°

  4. Votre numéro SIRENvotre cas

    Les neuf chiffres du SIREN, ou le SIRET. Obligation ajoutée par le décret du 7 octobre 2022, et c'est l'une des quatre que les validateurs européens ne contrôlent pas.

    Décret n° 2022-1299 du 7 octobre 2022

  5. Numéro RCS et ville du greffe

    Pour un commerçant immatriculé : « RCS » suivi de la ville du greffe et du numéro d'immatriculation.

    Code de commerce, art. R. 123-237

  6. Votre numéro de TVA intracommunautaire

    FR suivi de la clé et du SIREN. Obligatoire dès lors que vous êtes assujetti.

    CGI ann. II, art. 242 nonies A, 4°

  7. Identité et adresse du client

    Nom ou dénomination et adresse de facturation.

    CGI ann. II, art. 242 nonies A, 3°

  8. Numéro de TVA du client

    Exigé lorsque le client est un professionnel assujetti, et indispensable en cas d'autoliquidation.

    CGI ann. II, art. 242 nonies A, 4°

  9. Nature de l'opérationvotre cas

    Préciser s'il s'agit d'une livraison de biens, d'une prestation de services, ou des deux. Troisième mention du décret de 2022.

    Décret n° 2022-1299 du 7 octobre 2022

  10. Désignation et quantité

    Pour chaque ligne : dénomination précise, quantité, prix unitaire hors taxes, et remises éventuelles.

    CGI ann. II, art. 242 nonies A, 6° et 8°

  11. Date de la vente ou de la prestation

    La date de livraison ou d'exécution, si elle diffère de la date d'émission.

    CGI ann. II, art. 242 nonies A, 6°

  12. Taux de TVA et montant par taux

    Le taux applicable par ligne, et le total de TVA ventilé par taux.

    CGI ann. II, art. 242 nonies A, 7° et 12°

  13. Total HT et total TTC

    Le montant hors taxes et le montant toutes taxes comprises à payer.

    CGI ann. II, art. 242 nonies A, 7°

  14. Date d'échéance du paiement

    La date à laquelle le règlement est attendu. Entre professionnels, le délai ne peut dépasser 60 jours à compter de la facture, ou 45 jours fin de mois.

    Code de commerce, art. L. 441-9

  15. Taux des pénalités de retard

    Le taux applicable en cas de retard. À défaut de stipulation, c'est le taux directeur de la BCE majoré de dix points.

    Code de commerce, art. L. 441-9

  16. Indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 €

    La mention est obligatoire entre professionnels, et l'indemnité est due de plein droit dès le premier jour de retard, sans mise en demeure.

    Code de commerce, art. D. 441-5

  17. Conditions d'escompte

    Les conditions d'escompte en cas de paiement anticipé, ou la mention qu'aucun escompte n'est accordé.

    Code de commerce, art. L. 441-9

Pourquoi une liste générique vous fait perdre du temps

Cherchez « mentions obligatoires facture » et vous tomberez sur des listes de vingt à vingt-cinq lignes, présentées comme un bloc. Le problème n'est pas qu'elles soient fausses, c'est qu'elles ne sont pas triées. Le numéro de TVA intracommunautaire ne concerne pas un auto-entrepreneur en franchise. Les pénalités de retard n'ont rien à faire sur une facture adressée à un particulier. La mention d'autoliquidation ne s'applique qu'à une poignée d'opérations.

Résultat : le lecteur recopie tout, y compris ce qui ne le concerne pas, ou abandonne et n'en recopie aucune. Les deux se voient sur les factures réelles.

Les quatre mentions ajoutées en 2022, et pourquoi elles manquent partout

Le décret du 7 octobre 2022 a ajouté quatre obligations : le numéro SIREN, l'adresse de livraisonlorsqu'elle diffère de l'adresse de facturation, la nature de l'opération— livraison de biens, prestation de services, ou les deux — et la mention de l'option pour le paiement de la TVA d'après les débits.

Ces quatre-là sont les plus souvent absentes, et pour une raison structurelle : la norme européenne de facture électronique ne leur consacre aucun champ dédié. Un validateur EN 16931 déclarera donc votre facture conforme alors qu'elle est incomplète en droit français. C'est un angle mort de l'outillage, pas une négligence des éditeurs.

Ce que vous risquez vraiment

L'amende est de 15 € par mention manquante ou inexacte, plafonnée au quart du montant de la facture. Sur une facture à 800 €, une mention oubliée coûte quinze euros : c'est réel, ce n'est pas dramatique.

Le risque sérieux est ailleurs. Une facture incomplète se conteste plus facilement, et elle vous affaiblit exactement au moment où vous en avez besoin : quand un client ne paie pas et que vous engagez un recouvrement. Un débiteur de mauvaise foi qui trouve une irrégularité de forme gagne des semaines. Les mentions relatives au paiement — échéance, pénalités, indemnité de 40 € — sont précisément celles qui fondent votre réclamation.

Questions fréquentes

Quelles sont les mentions obligatoires sur une facture ?

Elles se répartissent en quatre familles : l'identification des parties (vos coordonnées, SIREN, RCS, numéro de TVA, identité du client), l'opération elle-même (numéro, dates, désignation, quantités, prix unitaires), les montants (total hors taxes, TVA par taux, total toutes taxes comprises) et le paiement (date d'échéance, pénalités de retard, indemnité de 40 €). Toutes ne s'appliquent pas à tout le monde : c'est précisément ce que l'outil ci-dessus filtre.

Qu'est-ce que le décret du 7 octobre 2022 a changé ?

Il a ajouté quatre mentions que beaucoup de modèles de facture ignorent encore : le numéro SIREN, l'adresse de livraison lorsqu'elle diffère de l'adresse de facturation, la nature de l'opération — livraison de biens, prestation de services, ou les deux — et la mention de l'option pour le paiement de la TVA d'après les débits. Ces quatre-là ne sont pas contrôlées par les validateurs européens de facture électronique, ce qui les rend faciles à oublier.

Je suis auto-entrepreneur en franchise de TVA, que dois-je écrire ?

La mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI », telle quelle. Son absence est le défaut le plus fréquent sur les factures d'auto-entrepreneurs, et il est visible immédiatement : une facture sans TVA et sans explication ressemble à une facture incomplète. En revanche, vous n'avez pas à faire figurer de numéro de TVA intracommunautaire tant que vous restez sous les seuils.

Les mentions sont-elles les mêmes envers un particulier ?

Non. Les pénalités de retard, l'indemnité forfaitaire de 40 € et les conditions d'escompte relèvent des relations entre professionnels et n'ont pas à figurer sur une facture adressée à un particulier. Les faire apparaître quand même n'est pas une faute, mais ça alourdit un document que personne ne lira.

Que risque-t-on si une mention manque ?

L'amende prévue est de 15 € par mention manquante ou inexacte, plafonnée au quart du montant de la facture. Le risque le plus concret n'est cependant pas fiscal : une facture incomplète se conteste plus facilement, et elle fragilise une procédure de recouvrement au moment où vous en avez besoin.

Ma facture électronique est-elle automatiquement conforme ?

Pas nécessairement. Une facture peut satisfaire la norme européenne EN 16931 et rester incomplète au regard du droit fiscal français, parce que plusieurs mentions françaises n'ont aucun champ dédié dans la norme et vivent en texte libre. Notre vérificateur de facture électronique mesure exactement cet écart sur un PDF réel.

Vérifier une facture réelle, pas seulement la liste

Cette page vous dit ce qui doit figurer. Elle ne regarde pas vos factures. Si vous voulez savoir ce qui manque sur un document existant, déposez-le dans notre vérificateur de facture électronique : il extrait le XML, applique la norme européenne, puis contrôle les mentions françaises que les validateurs européens ignorent. Et si le sujet qui vous amène est un impayé, notre calculateur de pénalités de retard chiffre ce que ce retard vous doit.

D'où viennent ces chiffres

Chaque règle appliquée par cet outil renvoie à un texte public que vous pouvez lire. Sources contrôlées le 31/08/2026.

  • Code général des impôts, annexe II, article 242 nonies AÉnumère les mentions obligatoires d'une facture en droit fiscal : identification des parties, numérotation, dates, désignation, ventilation de la TVA par taux, et références des exonérations.
  • Décret n° 2022-1299 du 7 octobre 2022Ajoute quatre mentions : numéro SIREN, adresse de livraison si différente, nature de l'opération, et mention de l'option pour le paiement de la TVA d'après les débits. Ce sont celles que la norme européenne ne couvre par aucun champ dédié, donc les plus souvent absentes.
  • Code de commerce, articles L. 441-9 et D. 441-5Imposent, entre professionnels, la date d'échéance, le taux des pénalités de retard, les conditions d'escompte et la mention de l'indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 €.

Ce que cet outil ne fait pas

  • Cette page dit ce qui doit figurer, elle ne regarde aucune de vos factures. Pour contrôler un document réel, utilisez le vérificateur de facture électronique.
  • Certains secteurs ajoutent des mentions propres — bâtiment, transport, professions réglementées, vente à distance — qui ne sont pas couvertes ici.
  • Le filtrage repose sur les quatre réponses que vous donnez. Une situation mixte, par exemple des ventes à la fois à des professionnels et à des particuliers, demande de refaire le test pour chaque cas.

Ce diagnostic est fourni à titre informatif. Il ne remplace ni un conseil professionnel, ni une vérification par l'organisme compétent.