Outil gratuit
Entrez vos temps et vos pièces. Vous obtenez le TRS, la disponibilité, la performance et la qualité, le TRG et le TRE, et la perte qui fait le plus baisser votre rendement. Sans compte, sans inscription.
Valeurs pré-remplies : exemple fictif d'un poste de 8 h. Remplacez-les par les vôtres.
TRS 80 %. Première perte : arrêts non planifiés, 12 points.
Votre première perte vient des arrêts non planifiés (pannes, réglages, changements de série) : elle coûte 12 points de TRS. C'est là que se trouve le premier gain.
| Temps | Durée | Ce qui l'a réduit |
|---|---|---|
| Ouverture | 8 h | point de départ |
| Requis | 7,5 h | arrêts planifiés : 0,5 h |
| Fonctionnement | 6,6 h | arrêts non planifiés : 0,9 h |
| Net | 6,17 h | écarts de cadence : 0,43 h |
| Utile | 6 h | non-qualité : 0,17 h |
Le taux de rendement synthétique mesure la part du temps pendant lequel une machine a réellement produit des pièces bonnes à sa cadence nominale, sur le temps où on lui demandait de produire. Un TRS de 80 % veut dire que sur dix heures requises, huit ont servi à fabriquer des pièces conformes à pleine vitesse. Les deux autres se sont perdues quelque part : en pannes, en ralentissements ou en rebuts. Tout l'intérêt de l'indicateur est de dire où.
La norme NF E60-182, éditée par l'AFNOR, découpe la période observée en temps successifs. Chaque temps se déduit du précédent en retirant une famille de pertes, et c'est cette décomposition que le calculateur applique.
TRS = temps utile ÷ temps requis
TRS = disponibilité × performance × qualité
Les trois taux découpent la perte en trois natures, qui ne se corrigent pas avec les mêmes moyens. La disponibilité (fonctionnement ÷ requis) chute avec les pannes et les changements de série trop longs. La performance (temps net ÷ fonctionnement) chute avec les micro-arrêts et les baisses de cadence, souvent invisibles parce que la machine tourne. La qualité (temps utile ÷ temps net) chute avec les rebuts et les retouches.
Prenons l'exemple fictif pré-rempli dans l'outil. Un poste de 8 h, une demi-heure de pause et de nettoyage : il reste 7,5 h requises. Une panne et un changement de série prennent 0,9 h : la machine fonctionne 6,6 h. À 1 200 pièces par heure, les 7 400 pièces sorties représentent 6,17 h de temps net, et les 7 200 pièces bonnes 6 h de temps utile. Le TRS vaut 6 ÷ 7,5, soit 80 % : 88 % de disponibilité, 93,4 % de performance, 97,3 % de qualité.
Les vingt points manquants se répartissent ainsi : douze pour les arrêts non planifiés, un peu moins de six pour la cadence, un peu plus de deux pour la qualité. Le calculateur fait cette répartition pour vous et désigne la plus grosse. C'est la question qui compte : sur cette ligne, gagner un point de qualité ne rapportera jamais ce que rapporte une demi-heure de panne en moins.
Une panne se remarque : la ligne s'arrête, quelqu'un intervient, l'arrêt finit sur une feuille. Un bourrage de trente secondes, un capteur qui fait redémarrer un poste, une cadence baissée « pour être tranquille » ne laissent aucune trace. Ils ne figurent dans aucun relevé d'arrêts, et pourtant ils s'additionnent. C'est tout l'intérêt du taux de performance : il les retrouve par le calcul, en comparant ce que la machine a produit pendant qu'elle tournait à ce qu'elle aurait dû produire à sa cadence nominale. Quand ce taux est bas alors que personne ne signale d'arrêt, la perte est là, dans des arrêts trop courts pour être notés.
Le calculateur suppose une seule référence sur la période, avec une seule cadence. Si la ligne enchaîne plusieurs produits aux cadences différentes, le principe ne change pas, seul le temps utile se calcule en plusieurs fois : pour chaque référence, multipliez les pièces bonnes par son temps de cycle théorique, puis additionnez. Le TRS est ce total divisé par le temps requis. Faites de même pour le temps net avec les pièces produites. Et comptez le temps passé à passer d'une référence à l'autre dans les arrêts, sans quoi le changement de série disparaît du calcul alors qu'il en est souvent la première perte.
Le temps utile est le même pour les trois indicateurs. Seul change le temps auquel on le rapporte. Le TRS le rapporte au temps requis et juge la machine quand on lui demande de produire. Le TRG, taux de rendement global, le rapporte au temps d'ouverture : dans l'exemple, 6 ÷ 8, soit 75 %. Il fait apparaître les pauses, le préventif et le manque de charge, et sert à comparer des ateliers entre eux. Le TRE, taux de rendement économique, le rapporte au temps total : 6 ÷ 24, soit 25 %. Il dit combien la machine produit sur la période observée par rapport à ce qu'elle pourrait produire si elle tournait sans interruption.
Attention au vocabulaire : certains guides emploient « TRE » pour un rendement qui intègre des coûts (coût horaire de l'équipement, coût des rebuts). Ici, le TRE est la définition en temps de la décomposition normalisée, sans aucun euro.
La formule est simple, les conventions ne le sont pas. Une usine compte les changements de série dans les arrêts planifiés, sa voisine dans les arrêts non planifiés. L'une prend la cadence du constructeur, l'autre la meilleure cadence jamais mesurée. L'une compte le temps de démarrage comme du temps requis, l'autre non. Chaque choix déplace le résultat de plusieurs points. D'où deux règles pratiques : écrire ses conventions une fois pour toutes, et ne comparer un TRS qu'à lui-même dans le temps, ou à la cible fixée pour l'équipement.
Le TRS est le temps utile divisé par le temps requis. Le temps utile vaut le nombre de pièces bonnes multiplié par le temps de cycle théorique : c'est le temps qu'il aurait fallu pour les produire sans aucune perte. Le temps requis vaut le temps d'ouverture moins les arrêts planifiés. On obtient le même résultat en multipliant les trois taux : disponibilité, performance et qualité.
Le dénominateur. Le TRS rapporte le temps utile au temps requis, donc il ne compte pas les arrêts planifiés comme des pertes. Le TRG le rapporte au temps d'ouverture : pauses, maintenance préventive et absence de charge y deviennent des pertes. Le TRS juge la machine quand on lui demande de produire, le TRG juge l'usage qu'on fait de l'atelier.
Les usines ne tranchent pas toutes de la même façon, et deux TRS calculés avec des règles différentes ne se comparent pas. Dans la décomposition présentée par les guides sur le TRS, ils réduisent la disponibilité : ils se comptent dans les arrêts non planifiés, avec les pannes et les réglages. Choisissez une règle, écrivez-la, et gardez-la d'un mois sur l'autre.
Il n'y a pas de bon TRS dans l'absolu. Un TRS se compare à la cible fixée pour cet équipement, selon son fonctionnement théorique et les objectifs de production. Un TRS de 85 % peut cacher une perte réelle si la cible est de 95 %, et un TRS modeste peut être correct sur une ligne ancienne.
Parce que la machine aurait produit plus vite que la cadence nominale saisie. Le plus souvent, c'est la cadence qui est trop basse : une valeur ancienne, prudente ou arrondie. Reprenez la cadence du constructeur ou la meilleure cadence mesurée sur la machine. Autre cause possible : des arrêts non planifiés surestimés. Le TRS reste alors juste, mais la répartition entre disponibilité et performance est faussée.
Non. Le taux de qualité compte les pièces conformes du premier coup. Une pièce retouchée a occupé la machine sans sortir conforme : c'est précisément cette perte que le taux de qualité doit faire apparaître, comme les rebuts.
Calculer un TRS prend une minute. Le relever tous les jours, machine par machine, avec la cause de chaque arrêt, est une autre affaire : une feuille au poste, une saisie le soir dans un tableur, des causes notées « divers », et un indicateur qui arrive trop tard pour agir. C'est le moment où un petit outil devient rentable : la cause d'arrêt saisie en un geste sur une tablette au poste, le TRS calculé chaque soir, et un tableau de bord qui montre la première perte de la semaine. Nous construisons ce type d'outil sur mesure, branché sur ce que vous utilisez déjà.
Chaque règle appliquée par cet outil renvoie à un texte public que vous pouvez lire. Sources contrôlées le 24/09/2026.
Ce diagnostic est fourni à titre informatif. Il ne remplace ni un conseil professionnel, ni une vérification par l'organisme compétent.
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